De la justice pour les travailleurs grecs de la stx- victoire pour les luttes des ouvriers,

Aujourd’hui nos pensées sont avec les trois travailleurs d’origine grecque qui seront jugés par la Cour

d’Appel de Rennes pour avoir revendiqué leurs salaires et leurs droits. Les trois travailleurs aux chantiers

navals de Saint-Nazaire ont osé démasquer un système d’esclavagisme pur qui demeure aussi bien

aux chantiers de la France du nord. Travaillant pour la STX sans contrat, vivant dans des conditions

déplorables et sous-payés, contrairement aux promesses d’embauche, les trois travailleurs devaient

faire face à des menaces exercées par les bandes organisées du patron pour quitter leur travail et la

France. La mort d’un de ceux trois travailleurs, Nikos Aslamazidis, suite à une grève de la faim montre

que la férocité du capitalisme dans les pays en crise n’est pas différente de celle que subissent les

travailleurs en France et que la violence patronale ne respecte pas de frontières ni de nationalités. Le

moment où les travailleurs en Grèce se battent pour survivre après la baisse de leurs salaires et leurs

droits par l’UE, la BCE et le FMI, les patrons français traitent comme des esclaves les gens qui quittent

leur pays pour pouvoir vivre avec dignité, comme c’est le cas des camarades en lutte.

Nous demandons justice pour les trois travailleurs. La mort de Nikos est un crime. Nous dénonçons

la STX, qui essaie de transformer les lieux de travail en bagne moderne. La solidarité internationaliste

des travailleurs peut sauver la société de l’oligarchie capitaliste de l’Europe. La lutte commune des

travailleurs et des syndicats en faveur de leurs collègues grecs montre le chemin de la victoire.

13th Novembre: Le gouvernement grec de coalition dans son moment le plus autoritaire

Le gouvernement de coalition grec et le Présidant de l’Université d’Athènes ont mis en œuvre une politique impitoyable depeur et d’intimidation contre les étudiants et le peuple grec. A l’occasion de la 41eme anniversaire de la révolte du peuple grec contre la dictature en 1973, ils ont bloqué tous les bâtiments de l’université dans le centre d’Athènes, avec l’aide de la police anti-émeute. En effet ils tentent d’interdire toutes les manifestations à l’occasion de l’anniversaire de la révolte du peuple grec contre la dictature militaire de 1967-1974 et essayent d’installer un climat d’état de terreur et de répressionpréventive contre les luttes populaires.

Le gouvernement  grec  (coalition de la droite et du partie socialiste) et les autorités universitaires ont peur de l’esprit du soulèvement du Novembre 1973. Pour cette raison, ils font des efforts pour maintenir le faux et l’équilibre temporaire du régime. Dans ce contexte, ils ont bloqué l’entrée du bâtiment de la faculté de droit d’Athènes avec la violence, la répressionet des gaz lacrymogènes conduisant à la blessure de plusieurs étudiants. Des milliers d’étudiants, de jeunes et de travailleurs ont défilé à Athènes le jeudi après-midi contre la répression et de la violence de l’État grec et de la police. La police anti-émeute utilisés répression encore plus grande dans la démonstration de la soirée. Scènes de la brutalité policière sans précédent se déroulaient au même endroit les chars sont entrés dans la célèbre université en 1973, quand, après six années de dictature militaire qui a été ordonné par les USA et l’OTAN les étudiants en Grèce ont réagi et se sont révoltés contre lui. Cependant, cette fois, ce sont les policiers anti-émeute, plutôt que l’armée, en utilisant des armeschimiques ainsi que la force physique sur des manifestants non armés.

Le gouvernement de coalition grec se comporte comme un envahisseur en remplaçant les dernières droits démocratiquesqui ont été acquises au cours des 40 dernières années. Dans le régime de protocoles «junte» que nous vivons, la premièrepriorité est la normalité pour les marchés, les banques, les investisseurs et les marchés boursiers par rapport aux besoins et les droits démocratiques de l’immense majorité de la société.

Nous condamnons le chancelier nommé de l’Université d’Athènes qui fait des efforts pour transformer l’Université en une institution stérile des processus sociaux et consacré aux besoins du marché. L’écrasement de toute résistance et collectiveque les différends et résiste contre ce point de vue est une condition préalable pour cela.

ANTARSYA appelle les jeunes, les élèves et les étudiants à défendre résolument leurs décisions collectives. Pour défendre leurs droits qui ont été gagnés par des sacrifices après le renversement de la dictature. Aujourd’hui le message de la révolte 1973 est plus que jamais d’actualité que la Grèce est l’épicentre des mémorandums, l’austérité et la menace fasciste. Ceci est le moment approprié pour les travailleurs, les jeunes, les chômeurs et les retraités, étant inspiré par l’esprit anti-impérialiste de Novembre 73, pour connecter la petite avec les grandes luttes de donner une perspectivevictorieuse pour l’avenir.

  • Contre le fascisme des autorités gouvernement de coalition et de l’Université d’Athènes grecs.
  • Les écoles ouvertes pour les étudiants et leurs luttes.
  • Pain, l’éducation, le travail et la démocratie pour tout le monde!
  • Nous devons renverser le gouvernement grec de coalition et les politiques du capital, de l’UE et du FMI.
  • Nous exigeons la démission du chancelier de l’Université d’Athènes!

COMITE ANTARSYA France, 17/11/2014

Assassinat de Rémi Fraisse, militant écologiste

Dans la nuit de samedi 25/10 à dimanche 26/10, Rémi Fraisse, étudiant de 21 ans, est retrouvé mort sur le site de Sivens, en marge de la manifestation où plusieurs milliers d’opposantΕs au barrage ont été rassemblées.

Selon les premiers éléments de le l’enquête médico-légale, le décès de Rémi a été provoqué par l’explosion d’une grenade offensive lancée par les gendarmes. Cette grenade offensive n’était pas la seule arme utilisée lors de cette orgie répressive nocturne : les flashball, les gaz lacrymogènes et les grenades ont été massivement mis à contribution dans le cadre de la violence policière intense subie depuis plusieurs mois par les opposantEs au barrage de Sivens.

Le rapport d’expert sur le barrage donne raison aux opposantΕs : il établit que « le choix d’un barrage en travers de la vallée a été fait sans réelle analyse des solutions alternatives possibles», il pointe une évaluation « contestable des besoins réels » et juge «de qualité très moyenne» l’étude d’impact. Encore une fois, le droit des projets pharaoniques inutiles, par des biais de PPP (Partenariat Public-Privé) partout dans l’Union Européenne s’impose par la violence et sème la terreur et la mort.

La violence policière et la répression d’Etat à Sivens, mais aussi à Notre-Dame-des-Landes, provient de la même matrice que la répression d’Etat en Grèce, contre les populations de Lefkimmi à Corfou, de Keratea en Attique et d’Ierissos dans la péninsule Chalkidique, en lutte pour préserver leur terre et la nature des appétits destructeurs de certains capitalistes soutenus par l’Etat. Dans les cas de Lefkimmi et Keratea, il s’agit de grands groupes de construction de décharges inappropriées, alors que dans le cas d’Ierissos il s’agit de gros industriels exploitant des mines d’or.

L’assassinat de Rémi Fraisse est encore un maillon dans la chaîne de sang, de terreur et de répression dans toute l’Union Européenne. Tout comme Maria Koulouri, victime des violences policières à Lefkimmi en 2008, Rémi Fraisse a été assassiné par les milices d’assaut et de terreur du peuple en lutte, afin que les plans néo-libéraux de projets PPP chers et inutiles puissent continuer.

Une semaine après l’assassinat, le gouvernement « socialiste » Hollande-Valls interdit tous les jours des manifestations de solidarité et impose un régime d’occupation policière à Paris et dans toutes les grandes villes de France, avec des arrestations massives, de l’utilisation extensive de gaz chimiques, de flashballs et de grenades offensives, comme celle qui a tué Rémi Fraisse. Le gouvernement français, tout comme les gouvernements grec, italien et espagnol, procèdent à la levée dans les faits des droits constitutionnels fondamentaux, avec la répression policière et les milices d’assaut paraétatiques qui se retranchent contre le peuple en lutte, en piétinant les droits démocratiques fondamentaux et en essayant de terroriser la population par les assassinats des militants.

Nous exprimons notre entière solidarité avec les populations en lutte pour la défense de la terre et de la liberté, contre les profits capitalistes. Nous appelons à une coordination internationale de solidarité de classe pour la défense de la démocratie et le renversement de la politique des grands projets inutiles dans l’Union Européenne, qui détruisent le patrimoine collectif, la nature et la vie.

Le comité ANTARSYA France

Δολοφονία του Ρεμί Φρες, οικολόγου αγωνιστή στη νοτιοδυτική Γαλλία

Τη νύχτα της 25ης προς 26η του Οκτώβρη, Ο Ρεμί Φρες, 21χρονος φοιτητής, βρέθηκε νεκρός στην τοποθεσία Σιβένς, λίγο μετά τη διαδήλωση όπου συγκεντρώθηκαν μερικές χιλιάδες αντιτιθέμενοι-ες στο φράγμα που χτίζεται στην περιοχή.

Με βάση τα πρώτα στοιχεία της ιατροδικαστικής έκθεσης, αιτία του θανάτου του Ρεμί είναι η έκρηξη μίας χειροβομβίδας κρότου-λάμψης που έριξαν οι χωροφύλακες. Αυτή η χειροβομβίδα δεν ήταν το μόνο όπλο που χρησιμοποιήθηκε σε αυτό το νυχτερινό όργιο καταστολής: οι πλαστικές σφαίρες, τα δακρυγόνα και οι χειροβομβίδες συνέβαλαν τα μάλα στην έντονη αστυνομική βία που ασκείται εδώ και μήνες ενάντιον των διαμαρτυρόμενων για το φράγμα.

Η έκθεση των ειδικών σχετικά με το φράγμα, αναφέρει ότι «η επιλογή ενός φράγματος κατά πλάτος της κοιλάδας έγινε χωρίς πραγματική ανάλυση άλλων πιθανών λύσεων». Αναφέρεται επίσης ότι η αξιολόγηση των πραγματικών αναγκών είναι αμφισβητήσιμη και ότι η μελέτη επίδρασης στο περιβάλλον είναι χαμηλής ποιότητας. Για μια ακόμη φορά, το δίκαιο των άχρηστων φαραωνικών έργων μέσω ΣΔΙΤ στη νεοφιλελεύθερη Ευρωπαϊκή Ενωση επιβάλλεται με τη βία και σκορπά τον τρόμο και το θάνατο.

Η κρατική καταστολή και αστυνομική βία στο Σιβένς, αλλά και στη Νοτρ-Νταμ-ντε-Λαντ όπου η μεγαλοκατασκευαστική εταιρία Βενσί θέλει να χτίσει ένα τεράστιο αεροδρόμιο, πάντα σε συνεργασία με τις τοπικές αρχές, έχει την ίδια μήτρα με την κρατική καταστολή στην Ελλάδα εναντίον των κατοίκων της Λευκίμμης, της Κερατέας και της Ιερισσού, που αγωνίζονται για να προστατεύσουν τη γη τους και τη φύση από τις καταστροφικές ορέξεις ορισμένων καπιταλιστών διαπλεκόμενων με τους κρατικούς μηχανισμούς.

Η δολοφονία του Ρεμί Φρες είναι ένας ακόμη κρίκος στηνς αλυσίδα αίματος, τρόμου και καταστολής που έχει ανοίξει σε ολόκληρη την Ευρωπαϊκή Ενωση. Οπως η Μαρία Κουλούρη, θύμα της αστυνομικής βίας στη Λευκίμμη το 2008, έτσι και ο Ρεμί Φρες δολοφονήθηκε απο τα κρατικά τάγματα εφόδου και τρομοκράτησης του αγωνιζόμενου λαού για να προχωρήσουν τα νεοφιλελεύθερα σχέδια για πανάκριβα άχρηστα έργα μέσω ΣΔΙΤ.

Μία εβδομάδα μετά τη δολοφονία, η «σοσιαλιστική» κυβέρνηση Ολάντ-Βαλς απαγορεύει κάθε μέρα διαδηλώσεις αλληλεγγύης και επιβάλλει καθεστώς αστυνομοκρατίας στο Παρίσι και σε όλες τις μεγάλες πόλεις της Γαλλίας, με μαζικές συλλήψεις, εκτεταμένη χρήση χημικών, πλαστικών σφαιρών και χειροβομβίδων κρότου-λάμψης, όπως αυτή που σκότωσε το Ρεμί Φρες. Η Γαλλική κυβέρνηση, όπως και η Ελληνική, η Ιταλική και η Ισπανική, προχωρούν στην ουσιαστική άρση βασικών συνταγματικών δικαιωμάτων, με την κρατική καταστολή και τα παρακρατικά ακροδεξιά τάγματα εφόδου να οχυρώνονται απέναντι στον αγωνιζόμενο λαό, καταπατώντας  τα στοιχειώδη δημοκρατικά δικαιώματα και προσπαθώντας να τρομοκρατήσουν τον πληθυσμό δολοφονώντας αγωνιστ-ρι-ες.

Εκφράζουμε απερίφραστα την αλληλεγγύη μας με όσους και όσες αγωνίζονται για την προστασία της γης και της ελευθερίας, ενάντια στα καπιταλιστικά κέρδη. Καλούμε σε διεθνή συντονισμό ταξικής αλληλεγγύης για την υπεράσπιση της δημοκρατίας και την ανατροπή της πολιτικής των έργων ΣΔΙΤ στην Ευρωπαϊκή Ενωση, που καταστρέφουν τη δημόσια περιουσία, τη φύση και τη ζωή.

ΑΝΤΑΡΣΥΑ Γαλλίας