Communiqué de presse contre la poursuite judiciaire a l’encontre du journal Solidarité Ouvrière suite aux plaintes de l’Aube dorée

Conférence de presse contre la poursuite judiciaire a l’encontre du journal Solidarité Ouvrière suite aux plaintes de l’Aube dorée.
Le 12 décembre, le journal Solidarité ouvrière comparaît pour ses prises de position antiracistes et antifascistes. Sont appelés à comparaître Katerina Thoidou – rédactrice au sein du Journal, membre de KEERFA, mouvement antifasciste grec -, Tasos Anastasiadis – éditeur, militant au sein du mouvement ouvrier et membre du comité de résistance ouvrière – et Panos Garganas – directeur du journal et membre du bureau national d’ANTARSYA. Ce procès fait suite à la plainte déposée par Ioannis Andriopoulos, avocat, employé par l’Aube dorée, connu pour avoir déjà déposé en août 2010 un recours au Conseil d’Etat pour déclarer anticonstitutionnelle la loi Ragousi, qui accordait de manière plus que limitée la nationalité aux enfants d’immigrés. Le crime des membres de Solidarité Οuvrière est d’avoir condamné au sein du journal les entorses faites au droit des enfants d’immigrés à acquérir la nationalité grecque.
La plainte se base sur la loi de « censure de la presse » de Venizelos 2243/1994 qui met en question la liberté des médias. Le scandale est qu’au lieu d’être classée sans suite, spécialement après l’assassinat de Pavlos Fyssas, la plainte a été acceptée.
Les poursuites judiciaires contre Solidarité ouvrière sont une pure provocation !
-Il s’agit d’une une attaque contre les défenseurs du droit à la nationalité des enfants d’immigrés. Elle est portée contre ceux qui ont soutenu avec leurs publications les campagnes contres les discriminations et les poursuites racistes du gouvernement des mémorandums.
-Il s’agit d’une une attaque contre des milliers d’antifascistes qui à travers leurs mobilisations ont obligé le gouvernement à engager des poursuites contre les dirigeants du parti néonazi. Alors que l’activité criminelle des membres de l’organisation fasciste est révélée au grand jour et que des enquêtes officielles se penchent sur leur liens avec divers réseaux criminels, juger des militants antifascistes pour leurs écrits relève de la provocation.
La loi liberticide Venizelos prévoyant une amende minimum de 30 000 euros peut entraîner la fermeture du journal Solidarité ouvrière. Ces poursuites s’inscrivent dans le cadre d’une campagne de stigmatisation de la gauche à travers la théorie « des deux extrêmes ».
Nous faisons appel à tous les syndicats, mouvements antifascistes et antiracistes, militants et organisations de gauche pour soutenir notre campagne par tous les moyens afin que les poursuites soient abandonnées et classées sans suite.

Athènes 12/11/2013

Communiqué d’Antarsya pour ERT

ERT s’est tue : l’heure est venue pour ceux à qui elle appartient de lever la voix !

Dans le plus profond de la nuit, les CRS à la solde du gouvernement de coalition sont entrés à 4h20 dans les bureaux d’ERT, la plongeant pour une seconde fois dans le noir.

Le peuple, véritable propriétaire d’ERT, a fait preuve d’une résistance exemplaire, en accourant par centaines en solidarité avec la lutte des employés d’ERT pour protéger le bien public.

Après avoir préparé le climat de cette intervention par des menaces, des calomnies, des racontars, ils ont aujourd’hui pris pour cible la voix qui, informant en permanence depuis plus de cinq mois, montrait en même temps, en pratique, l’autre voie. La voie de la dignité, du collectif et de la lutte.

L’entrée dictatoriale dans les bâtiments d’ERT, la veille de la commémoration des évènements de Polytechnique, à l’aube du 7 novembre, arrive à peináe une journée après le vote du dispositif scandaleux qui offre aux patrons corrompus de chaines privées les fréquences de la télévision numérique. La levée de l’embargo de Dimar au DT la veille a donné, elle aussi à sa manière, le feu vert. Le gourven1460259_1431284677084469_1531141479_nement de Samaras donne des gages de crédibilité à tous les agents de la Troika.

Les dernières minutes des documents audio rappellent des mouvements boulversants du passé.

Les forces d’occupation du totaliratisme parlementaire cherchent par les lacrymos à maintenir le peuple à l’écart. Mais ils n’y réussiront pas. Antarsya se tient de manière antifasciste aux côtés des travailleurs d’ERT en lutte, dans leur combat pour une information libre, contre les licenciements, pour le « pain – éducation – liberté » de notre époque.

C’est maintenant l’heure, pour l’ensemble du mouvement populaire et ouvrier et pour la gauche en lutte, de contre-attaquer résolument ensemble pour renverser la politique cannibale et hyper-réactionnaire du trio gouvernement/UE/FMI, du gouvernement de coalition Nouvelle-Démocratie/PASOK et de chaque gouvernement qui applique une politique à l’encontre des intérêts du peuple.

Tous ensemble, luttons pour défendre ERT !
Toutes et tous dans les rassemblements et les manifestations menées par ses travailleurs. Nous demandons aux syndicats d’appeler à la grève et d’aller à ERT, nous appelons le peuple à se rassembler à 16h sur la place d’Agia Paraskevi.

Communiqué d’Antarsya Sur l’attaque de Neo Iraklio

L’attaque menée de manière professionnelle contre les membres de l’Aube
dorée constitue objectivement une manoeuvre au service du gouvernement et
de l’Etat : elle sert les projets de renforcement réactionnaire du
système, en l’armant de la rengaine perpétuelle de la théorie des
extrêmes. Non seulement elle ne met pas le fascisme en échec, mais elle le
renforce. Le fascisme doit être combattu massivement, au sein du mouvement
ouvrier et de la jeunesse, dans les quartiers, les écoles, les lieux de
travail.

Le procédé criminel d’aujourd’hui, d’où qu’il vienne, est étranger et
hostile au mouvement antiasciste et à la gauche. La gauche n’a pas de lien
avec des tactiques de règlement de compte, ni non plus avec des
assassinats de sang froid.

Du reste, cette attaque a trouvé le gouvernement et ses soutiens dans les
médias prêts à diffuser la théorie des extrêmes, comme s’ils l’étaient
depuis longtemps. On cherche à faire de cet incident le contrepoids de
l’activité criminelle de longue date de l’Aube dorée, en faisant du
gouvernement de coalition et de l’Etat policier les garants de l’ordre et
de la stabilité.

Cependant, en dépit de toutes leurs manoeuvres, ils ne peuvent convaincre
personne que les assassins de Pavlos Fyssas et de Saxzat Loukman sont
soudainement devenus des victimes. Les liens de l’organisation criminelle
que constitue l’Aube dorée avec les milieux criminels, le trafic d’armes –
de la police aux industriels et vendeurs d’armement – sont désormais
connus. Que ceux qui s’empressent de voir la gauche derrière cette attaque
regardent plutôt dans cette direction, qui, l’histoire l’a souvent montré,
cache et protège le coeur de l’Etat.